Comment répondre aux attaques ?

Il y a quelques temps une personne m’a demandé comment on pouvait réagir face aux attaques des autres vis-à-vis de notre végétarisme. J’y repense car justement, je viens de subir de nombreuses attaques ces derniers jours vis-à-vis de l’article qui est apparu dans un journal régional. Lol, sacré cas pratique ! Bref, ces attaques (enfin tant qu’on les verra comme des attaques) vont produire un certain stress d’où trois réactions possibles : l’attaque, la fuite ou le le figement.

attaques
Dans le premier cas, vous allez attaquer !  Attaquer ou vous défendre  !  C’est la même chose. C’est un peu répondre à la violence par la violence. Vous défendez vos arguments, vous défendez votre position, vous mettez les gens face à face à la réalité (enfin Votre réalité, hein ?). Cela devient une sorte de combat, de joute verbale,  où un gagnant et un perdant seront désignés à la fin du match. C’est une réaction qui demande beaucoup d’énergie, une énergie de colère et donc une énergie assez destructrice. Elle a pour but de sauver notre honneur, ou d’essayer de faire changer d’avis la personne en face (bien qu’on sache très bien que ce résultat est peu probable). Au mieux, on fera taire l’attaquant.

Deuxième réaction, vous vous mettez en état de figement !  C’est la stupeur qui vous cloue le bec ! Vous n’aviez pas vu venir cette attaque, vous ne savez pas quoi y répondre, vous restez bouche bée. Et bien sûr quelques minutes voire quelques heures plus tard, vous formulez dans votre tête ou à une autre personne, tout ce que vous auriez pu lui répondre. Là aussi, c’est une énergie pesante qui se dégage de cette réaction, une énergie de frustration et peut-être de colère. Et souvent on s’en veut de ne pas avoir « réagi »…

Dernière réaction possible, la fuite. On vous attaque et vous partez en courant, vous tournez les talons, vous ne répondez pas,… Certains diront que c’est lâche, c’est en tout en cas clairement une énergie de peur. Là aussi, il se peut qu’on se retrouve rapidement en mode « rumination » ou qu’on s’isole pour ne plus se retrouver dans la même situation dans le futur !

Personnellement, j’ai beaucoup « travaillé » sur mes réactions vis-à-vis des attaques sur mon métier et sur mon alimentation.

Tout le monde peut désamorcer la situation en un quart de seconde, mais cela exige de lâcher prise.

Aujourd’hui, je n’ai plus (enfin presque plus) de stress vis-à-vis de ses petits piques, je ne me justifie pas, je feinte souvent par l’humour ou en détournant le sujet, ou en souriant, bref je laisse retomber le soufflé, … Je ne gaspille pas mon énergie… J’accepte sur le fait que je ne peux pas changer les autres, que je ne peux pas plaire à tout le monde, que je ne peux pas sauver tout le monde, etc… Cela exige de respecter la vérité de chacun, la différence de chaque point de vue.

Végétalement vôtre,

Anne

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