Faire ses courses, une action santé et écologique

Pour moi, faire ses courses n’a pas toujours été une partie de plaisir. panier-legumes-bio

Si comme moi, vous essayez de les caser entre les activités sportives des enfants et le ménage, je vais vous inviter par cet article à voir cette tâche du quotidien d’une façon différente.

Lorsque j’ai pris la décision de devenir végétarienne, j’ai eu un vrai déclic pour prendre de bonnes habitudes dans ma façon de faire les courses. En effet, pour reprendre l’expression de la belle Sylvie Kaye, je suis devenue une consom’actrice. Oui, maintenant je fais mes courses en conscience, je fais du bien à ma santé et à celle de ma famille, j’ai un impact sur le bien-être de ma planète. Et ça fait du bien !

Voici donc quelques-unes de mes actions de consom’actrice :

1. Je privilégie les circuits courts :

marche-localPrivilégier des circuits courts,  c’est bien sûr limiter les gaz à effets de serre via des transports plus courts, favoriser une économie locale, créer des contacts avec les producteurs et  mieux comprendre comment sont fabriquées mes denrées alimentaires…

Je fais donc la plupart de mes courses au sein du marché de ma ville, j’y trouve plein de produits de qualité, … et puis quelle ambiance ! Bien sûr, je fais attention à ne pas acheter à un revendeur (celui qui vend des oranges n’est sûrement pas un producteur ). S’il achète ses produits à Rungis,  je n’emprunterai pas un circuit court !

« Je mène donc mon enquête pour ne pas être trop naïve… »

 

2. J’achète la plupart de mes produits bio et de saison :

La principale différence entre un aliment bio et un aliment « en agriculture conventionnelle » est l’utilisation de pesticides/herbicides/fongicides. Il est maintenant prouvé par maintes études que ces produits laissent des résidus que nous consommons dans chacun de nos plats.

De même, manger des tomates en décembre, c’est un peu comme marcher sur la tête ! Il est temps de laisser le chamane agir en vous et de rythmer votre alimentation au cycle naturel de la nature. C’est plus écologique, plus logique, plus goûteux. Et quel bonheur de marquer le printemps via l’arrivée des asperges et des fraises, l’été par les pêches et les aubergines, l’automne par les raisins et les châtaignes ou l’hiver avec les choux et les pommes !

4-saisons

Si vous souhaitez devenir « veggie », votre consommation de fruits et légumes risque (enfin je l’espère) augmenter, faites-vous donc plaisir et achetez-en de bonne qualité. Les prix ne sont généralement pas plus chers que les fruits et légumes en « conventionnel », surtout si vous limitez les intermédiaires.

3. J’achète des céréales complètes ou semi-complètes :

C’est quoi une céréale complète ? Contrairement à une céréale raffinée (comme le riz blanc ou le blé « blanc »), la céréale complète a gardé son enveloppe extérieure très riche en fibres et son germe. Vous pouvez trouver du riz et du blé complet, mais il existe un grand choix d’autres céréales non raffinées : le fonio, le millet, l’amarante, l’épeautre, …pates

Deux avantages à consommer des céréales complètes ou semi-complètes :

  • Tout d’abord, elles sont très riches en nutriments (vitamines, minéraux, fibres…) dont notre corps a besoin.
  • Enfin, les céréales complètes ont un indice glycémique inférieur à celui des céréales raffinées, et se digèrent moins rapidement que les céréales raffinées. Elles injectent donc les glucides de manière plus modérée, constante et retarde la sensation de faim !

Petite remarque : Comme les céréales complètes sont rassasiantes, vous en mangerez moins, d’où des économies supplémentaires.

4. Je fais « maison » :

Les produits industriels sont très pratiques, et on pense souvent que cela dépanne.

Oui cela dépanne sur le coup, mais est-on certain que sur le long terme nous faisons du bien à notre santé. Même s’ils sont bio, les produits industriels contiennent des aliments néfastes à notre santé.faire-maison

En faisant maison, vous êtes sûr de ce que vous mettez dedans. Moins de sucre, moins de graisse, pas d’additifs bizarres…

Honnêtement, je fais à 90% mes plats « maison » : pizza, quiche, cake, steak végétal, tartinade, soupe, etc… Peut-être vous dites-vous que vous n’avez pas le temps ou pas les compétences ? Ne croyez pas que je passe 3 heures par jour à cuisiner… J’ai comme vous, un travail, des enfants, des beaux-enfants, un chéri, une maison à entretenir, un chien, des passions (je fais un puzzle de 18000 pièces, lol)… bref, même si j’aime cuisiner, je n’y passe pas beaucoup de temps par jour : Je fais en grosse quantité, je congèle, je fais des conserves… Bref, je m’organise et je cuisine simplement… Je vous invite à aller voir mon article « Cuisiner végétarien prend plus de temps ! » si vous êtes sceptiques !

5. Je sais lire une étiquette :

En devenant végétarienne, j’ai appris à lire les étiquettes des produits que j’achète, parce que je me suis aperçue que là aussi, il ne fallait pas être trop naïve : les industriels mettent des « trucs pas très jojos » (entendez par là : additifs, sel, sucre, graisse, huile de palme, …) dans notre nourriture.

aliment-additif-chimique

Voici donc quelques règles et conseils simples pour ne pas en perdre votre latin !

  • Sachez tout d’abord que les ingrédients sont toujours mis par ordre décroissant : le premier ingrédient est ce que le produit contient en majeure partie. De ce fait, vous verrez que bien des produits que nous achetons, contiennent énormément d’eau (AQUA)
  • Ensuite, sachez que les 5 premiers ingrédients représentent 90% du produit.
  • Enfin, avant d’acheter regardez le taux d’acides gras saturés (c’est-à-dire le taux de mauvaises graisses)
  • Le taux de sucres simples : c’est ce qui est marqué « dont sucre »
  • Le taux de sel (sodium)

« De manière générale, je préfère les produits avec la liste d’ingrédients la plus courte et avec le moins possibles de noms barbares. »

Attention : Naturel ne veut pas dire végétal ! Je me suis déjà faite avoir avec des flageolets au naturel qui avaient en fait des additifs « naturels » de viande.

6. Je fais la chasse aux additifs :

Nous parlions de noms barbares sur les étiquettes, c’est donc le moment de faire la chasse aux additifs. Il en existe plusieurs centaines. Environ 350 sont autorisés en France. Voici comment les décrypter :

  • Les colorants E100 : Ils peuvent être naturels (chlorophylle, etc…) ou de synthèse (E101 : jaune ; E157 : caramel). Je répète que « naturel » ne veut pas dire « végétal ». Le E120 est naturellement fait à base de cochenille écrasée. Miam, le bon bonbon rouge !
  • Les conservateurs E200 : Ils empêchent les levures, les moisissures et bactéries de se développer.
  • Les antioxydants E300 : Comme leurs noms l’indiquent, ils servent à éviter l’oxydation des aliments. Bref, c’est pas très naturel, lol…
  • Les émulsifiants, épaississants, stabilisants gélifiants (agents de textures) E400 et E500 : Ils modifient la consistance des aliments
  • Les exhausteurs de goûts E600 : Ils servent à tromper le consommateur sur la qualité du produit.
  • Les édulcorants E900 qui procurent un goût sucré en n’apportant pas de calories. Ils trompent l’organisme en lui faisant croire qu’on lui donne du sucre, ce qui provoque en lui, une autre envie de sucre. Pour plus de détail, voir l’article sur la dépendance au sucre

livre-additifs-alimentaires« En bref, vous pourriez croire que ces additifs sont nécessaires à la confection de ce plat et que bien sûr ils sont bons pour notre santé. Et bien non ! »

Si vous souhaitez plus de détail sur ce point, je vous conseille un petit livre « Les additifs alimentaires » d’Hélène LETELLIER. 3.99€

7. Je limite les emballages :

bocal

On achète souvent de 10% à 20% de vide (dans les paquets de lessive, dans les paquets de céréales, etc…). Vive le marketing, qui nous trompe l’œil ! Heureusement, désormais, de nombreux magasins (notamment en bio) proposent des produits à acheter en vrac ou dans des paquets plus « petits », et donc plus adaptés à la quantité vendue.

Préférez également les bocaux en verre, plutôt que les conserves ou les contenants en plastique, afin de ne pas avoir de contamination de mes aliments au bisphénol A.

logo-recyclage

Petite remarque sur le recyclage : le sigle suivant ne veut pas dire que ce produit se recycle, mais que l’entreprise participe au recyclage. Ce qui est totalement différent !

Et vous quelles sont vos bonnes habitudes qui font du bien à votre santé, à la santé de la planète ou de votre prote monnaie ?

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