Je fais mes graines germées

Aujourd’hui, je vais vous parler des graines germées. Est ce que vous en avez déjà goûté ou fait pousser ? Moi je suis sûre que oui ! N’avez-vous pas fait pousser des lentilles dans du coton en primaire ?

Personnellement j’en ai toujours une ou deux sortes en cours de germination.

Ah bon ! Ça se mange !

Plusieurs saveurs existent de la plus douce (comme l’alfalfa, le brocoli) à la plus
piquante (le radis, le cresson), en passant par des saveurs anisées (comme le
fenouil ou le fenugrec) ou des saveurs de noix (comme l’haricot mungo, le chia, …).

Leur utilisation en cuisine est préférable de façon crue pour garder tous les
bienfaits nutritionnels : crudités, sandwiches, tartinades, … Mais vous pourrez aussi trouver des recettes sympas « chaudes ». Moi j’adore en mettre dans mon assiette en décoration, c’est tellement joli ! Ça amène une touche de «couleur» : Elles sont majoritairement vertes et blanches, mais vous en trouverez également des violettes et des roses (betterave, chou rouge…)

Pourquoi consommer des graines germées ?

Ce sont des bombes de nutriments : Vitamines A, B, C, D, et même B12, sels
minéraux (calcium, fer, etc…), protéines, glucides, lipides, mais aussi enzymes,
chlorophylle, … Vous l’avez compris, c’est vraiment un atout santé. Leur valeur nutritive est de 10 à 57 fois supérieure à celle de la plante « adulte ».

Les graines germées sont riches en enzymes. Elles sont ainsi faciles à digérer et
certaines graines telles que l’ail et le poireau sont mieux tolérées par les
organismes les plus sensibles, que leur version « adulte ».

Les protéines et les vitamines sont présentes sous leur forme la plus simple, ce qui
fait que les graines sont assimilées rapidement.

Faire germer ses graines germées :

On peut faire germer toutes sortes de graines :

  • Des légumineuses : alfalfa (ou luzerne), fenugrec, haricot mungo (appelé aussi
    soja vert), l’azuki (haricot rouge japonais) lentille, petits pois, pois chiche, trèfle…
  • Des céréales : avoine, blé, maïs, millet, orge (non mondé), sarrasin, seigle,
    épeautre, kamut, quinoa, riz…
  • Des oléagineux : sésame, tournesol, amandes, noisettes, noix, pignon…
  • Des légumes : brocoli, carotte, céleri branche, céleri-rave, épinard, fenouil,
    oignon, poireau, persil…
  • Des ombellifères : cumin, carvi, coriandre, cerfeuil…
  • Des mucilagineux : cresson, lin, roquette… sans oublier le chanvre…
  • Des crucifères : moutarde, radis, navet, différents choux…

Petite question piège lol :

De quelles plantes proviennent les germes de soja qu’on retrouve dans les nems par exemple ou les salades « chinoises » ?
Alors alors alors ? ….. Et bien oui, cela provient du haricot mungo aussi appelé soja vert, qui n’est pas du tout de la même famille que le soja jaune (celui du tofu ou du « lait végétal »)!

Quel matériel pour faire germer ses graines ?

  • Soit vous achetez un germoir. Il en existe de très simples (à plateaux pour faire
    plusieurs cultures), dans des bocaux, ou même des électriques qui s’occupent de
    tout…Honnêtement, optez dans les premiers temps pour la simplicité.
  • Soit vous vous construisez votre propre germoir : un bocal, une gaze dessus, tenue par un élastique. Et hop, c’est fait !

Dans tous les cas, vous devez nettoyer votre matériel entre chaque culture avec de eau
clair et du vinaigre blanc. C’est le meilleur moyen de bien désinfecter. L’hygiène des mains doit être également impeccable !

« Pas de manipulation sans lavage des mains. Pas de matériels non désinfectés. Les graines germées sont comme des bébés, elles sont très fragiles bactériologiquement ! »

En pratique :

  1. Je fais tremper mes graines quelques heures (selon les indications du paquet de graines)
  2. Je rince mes graines et j’égoutte
  3. Je place mes graines « à l’ombre » dans un endroit tempéré. Ne les mettez surtout pas au bord d’une fenêtre avec une lumière directe dessus.
  4. J’arrose mes graines matin et soir (bien égoutter) le nombre de jours écrit sur le paquet.
  5. Je rince et je déguste.
  6. Conservation au frigo (deux trois jours) dans un récipient sur un essuie-tout mouillé.

A quel stade les manger ? Certains les mangent avec une petite feuille, d’autres avec seulement le germe. A vous de voir comment vous les préférez. Dans tous les cas, les «coquilles » des graines n’ont pas grands intérêts nutritifs, c’est pourquoi, on rince bien les graines avant de les consommer.

Voici quelques petites astuces pour bien réussir vos graines germées :

  • Prenez des graines de 1ère qualité (bio bien sûr)
  • Il faut en fait garder le bon équilibre entre l’eau, l’air et la chaleur. C’est cela qui amène la germination.
  • Vos graines dans le germoir doivent être bien aérées, pas trop entassées les unes sur les autres.
  • Ne mettez pas vos graines en plein soleil/lumière. Elles se dessècheraient.
  • N’utilisez pas non plus, d’eau trop chlorée, cela empêcherait la germination.
  • Faites attention aux moisissures : Si cela vous arrive c’est probablement parce que les graines ne sont pas assez égouttées, ou qu’il n’y a pas suffisamment d’aération (par exemple, il y a trop de graines dans votre germoir). S’il y a moisissures, hop, à la poubelle. Il ne faut pas prendre de risques et bien sûr GROSSE désinfection !

Allez à vous de jouer ! Dans les commentaires, faites moi un retour de vos expériences ou dites moi quelles sont les graines que vous préférez.

Végétalement vôtre,

Anne

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La cuisine veggie est compliquée

Acheter des nouveaux livres de cuisine, fait partie pour moi d’un de mes passe-temps favoris. Cela me permet de tester de nouvelles recettes, de découvrir de nouveaux ingrédients, d’activer ma créativité et de faire plaisir à ma famille en dégustant de bons petits plats. Mais j’avoue que ce plaisir n’a pas toujours été présent, notamment lorsque j’ai débuté dans le végétarisme. Je butais très fréquemment sur des ingrédients inconnus, pour lesquelles je devais errer au milieu des rayons de plusieurs magasins pour les trouver.#GrosseGalere

cuisiner-veggie-compliqué

En effet lorsqu’on débute le végétarisme, on ne connaît pas l’arrow root, le psyllium, les graines de chanvre, du kasha, du fonio, …. On n’a pas non plus forcément dans le placard de l‘huile de noisette, de la farine de châtaigne, etc etc… Et puis, c’est des fois très galère de trouver un ingrédient spécifique dans nos commerces de proximité. Alors on ne sait pas par quoi le remplacer, et on fait des tests hasardeux, ou pire, on abandonne cette recette en cours de route. Des fois, on trouve le fameux ingrédient, mais il est hors de prix, en conditionnement d’un kilo, alors qu’il nous en faut seulement que 10 grammes. !  (ça sent le vécut non ? ).  Je sais que personnellement cela me frustrait beaucoup. J’avais tendance à refermer le livre de cuisine et à repartir dans mes anciennes recettes, quitte à m’ennuyer à cuisiner et à manger.

Et puis, cela me demandait beaucoup d’effort : choisir la recette en amont ! Faire la liste de courses ! Arriver à trouver cet ingrédient magique au sein de mes magasins ! Puis enfin faire la recette et la déguster. Tous ces efforts pour parfois me rendre compte que le fameux ingrédient bizarre n’apportait pas grand chose à mon plat, ni en terme de goût ou de texture ! Parfois même le résultat final ne me plaisait pas du tout, et là j’accumulai encore beaucoup de frustration.

Alors oui c’est un constat, une bonne partie des recettes veggies emploient des ingrédients bizarres et originaux ; mais heureusement toute une autre partie des recettes prennent des ingrédients du quotidien qui nous permettent de préparer des repas simples, équilibrés et excellents à souhait !

Vous le savez si vous me suivez régulièrement, j’encourage fortement à essayer de façon régulière des nouveaux ingrédients, mais je tiens à préciser au final que 95 % des ingrédients que j’utilise dans ma cuisine sont les ingrédients que vous mangez régulièrement. Manger une omelette aux pommes de terre et aux oignons est un plat simple et complètement végétarien. Pas besoin de d’ingrédients mystérieux ! De même pour un bon risotto aux cèpes ou un hachis parmentier de lentilles.

« J’aime démontrer que la cuisine Veggie est une cuisine inventive, goûteuse et simple à faire ! »

C’est en tout cas un bon départ lorsqu’on débute ; au fur et à mesure des années d’expérience, vous commencerez à vous ouvrir à de nouveaux ingrédients, vous saurez d’office switcher un ingrédient à la place d’un autre, suivant ce que vous avez sous la main.

Tiens ! Je profite de cet article pour rassurer aussi certains :

« Etre Veggie ne veut pas dire être crudivore, sans gluten, sans lactose, locavore et bio ».

J’entends tout cela très (trop!) souvent. On peut être tout ça à la fois ou pas. C’est un choix personnel, et c’est très important de comprendre cela.  Car cela démystifie la cuisine veggie !

De même, comme je le disais dans l’article Je ne suis pas au régime !, être Veggie n’est pas non plus être au régime ! A vous les mousses au chocolat, les frites et les pizzas !

Végétalement vôtre,

Anne

PS : Toutes les recettes de mes programmes sont adaptées aux débutants, avec des ingrédients faciles à se procurer. Allez les découvrir ici

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Epicez-vous ?

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler d’épices. Dans ma famille, on n’utilisait pas beaucoup d’épices, un petit peu de cannelle, un petit peu de curry et bien sûr de la vanille. Et du coup quand on me parlait d’épices, je pensais tout de suite au piment, au nez qui pique, à la gorge en feu,… Bref j’étais pas trop épices.
Mais au bout de quelques mois de végétarisme, il fallait que je me rende à l’évidence, ma cuisine était fade, triste,… Je tournais en rond avec les saveurs, mes légumes d’aujourd’hui ressemblaient à mes légumes d’hier.

epices-vegetarienHeureusement pour moi, j’ai eu la chance de travailler une semaine dans un restaurant végétarien dans la région bordelaise, qui s’appelle la soupe au caillou. Cela a été une grande révélation ! Chaque plat avait sa propre épice, ça pétille en bouche sans m’arracher des larmes ! C’était bon, c’était parfumé, c’était goûteux ! Cela a été  une grande leçon pour moi ! Cela m’a ouvert des portes incroyables, ma créativité a été sans limite !

Et depuis ce jour, ma cuisine a changé du tout au tout !

J’ai donc appris à cuisiner les épices, à découvrir de nouvelles saveurs,… c’est d’ailleurs de ce restaurant que je tiens mon fameux glaçon ail-gingembre. Pour ceux qui n’ont pas suivi, j’en mets un petit peu partout. Je coupe de l’ail et du gingembre en même quantité en petits dés, puis je les mélange ensemble et les congèle dans des bacs à glaçons. Du coup c’est une base extrêmement goûteuse que je fais rissoler avec la plupart du temps des oignons, à chaque plat du style « mijotés », couscous etc…

J’ai découvert la saveur de la cardamome entière, de la noix de muscade râpée fraîchement, j’ai découvert la fève tonka, qui a un délicieux parfum entre le caramel, le chocolat et la vanille, le poivre de Timut qui a un goût délicieux d’agrumes. J’ai découvert l’épine-vinette, une baie rouge acidulée qui fait sensation dans une poêlée de légumes.

J’ai appris à les choisir, j’ai appris à les conserver et j’ai appris à les cuisiner. Depuis je me suis achetée un pilon et un mortier, j’utilise la plupart du temps des épices entières fraîchement pilées ou fraîchement râpées. J’utilise également la chaussette à thé pour laisser infuser les saveurs dans mes soupes ou mes mijotés.

Je vous encourage vraiment à essayer plein d’épices. Sortez des sentiers battus, testez de nouvelles saveurs,… Rien qu’en fermant les yeux et en humant votre assiette, vous voyagerez aux quatre coins du monde : du Mexique à l’Italie, en passant par le Maroc, l’Asie, l’Inde, la Thaïlande ou les îles créoles …

Bref vous l’avez compris, cuisiner avec des épices est une clé de succès pour prendre plaisir à manger végétarien. J’y consacre d’ailleurs tout un chapitre dans le programme « comment devenir végétarien »

Epicement vôtre,

Anne

PS : Vous pouvez toujours m’aider à faire connaitre le végétarisme en donnant quelques euros et/ou en partageant ma campagne de financement participatif.

PS2 : Je suis en train de vous préparer une surprise. Cela devrait sortir demain. J’ai trop hâte de vous le présenter ! Cela s’appelle le Veggie Boost !

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L’avenir, c’est les insectes !

Rohhhh, il faut absolument que je vous raconte ce que je viens de lire. Je vois régulièrement des articles comme quoi l’avenir de notre planète et la survie de notre espèce serait garantie par la consommation d’insectes. Je viens même d’apprendre un mot, cela s’appelle l’entomophagie.

manger-insectes

Alors, je comprends bien que de nombreux peuples consomment des insectes, car c’est dans leur culture, que certains même adorent cela et en font des friandises, qu’ils vivent dans la forêt et qu’ils n’ont pas d’autres sources de protéines, …

Je comprends également qu’élever des insectes, c’est sûrement beaucoup mieux pour la planète que d’élever du bœuf ou des cochons : en terme de gaspillage de place (=terre cultivable), d’eau, d’émission de gaz à effet de serre,…

Mais enfin est-ce que les hommes (entendez “européens”, “français”, etc.. ) sont tombés sur la tête ! Faut-il se forcer à manger des insectes ? et des vers ? au lieu de manger des lentilles ou des pois chiches ! Car je vous rappelle quand même, que la consommation de légumineuses est super bonne pour la santé, cela apporte beaucoup de protéines de bien meilleure qualité que les protéines animales (car oui, un ver ou un insecte est un animal). Ne parlons pas bien sûr du bien-être des insectes élevés sur des toutes petites surfaces, bien serrés entre eux. De toute façon les insectes on s’en fout s’ils souffrent ! (Oh ben oui je suis vulgaire).

Je voulais quand même vous dire que nous consommons déjà, enfin certains d’entre nous, des insectes. Sans le savoir bien sûr ! Je vous ai entendu, vous vous êtes dit « ah ben moi c’est sûr que non ! » Et bien si, je vous parie que vous avez déjà mangé de la cochenille ! Pour faire cours une cochenille, c’est un peu comme une coccinelle, et c’est cela qui entre dans la composition de l’acide carminique, un colorant naturel (bon je vous ai déjà parlé dans un précédent post de ce que je pensais du naturel ) ! Miam miam … Alors dites-moi au haut et fort que vous n’avez pas déjà mangé un “bon” bonbon rouge ? En cherchant bien, il doit y avoir d’autres aliments à base de cochenille.?

Paraît-il qu’il faudrait s’y préparer psychologiquement, car les insectes arrivent dans vos assiettes ! Je dis « vos » car moi pas question ! Je préfère me régaler avec un bon dhal de lentilles corail au lait de coco et petits légumes, ou des boulettes de pois chiches aux oignons poivrons épice Chili, ou une tartinade haricots blancs au basilic et citron ! Cela ne vous fait pas saliver ?

Bref j’aimerais bien avoir votre avis : A l’avenir, préférez-vous manger des insectes ou des lentilles ? Dites-moi tout cela dans les commentaires !

Végétalement vôtre,

Anne

PS : Bon du coup, je ne vous apprendrais pas à cuisiner des insectes, par contre, j’ai des supers formations pour apprendre à cuisiner le tofu et les autres légumineuses.

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J’ai mangé de la viande (végétale hein ?)

Bonjour, bonjour, comment allez-vous ? Aujourd’hui je voudrais vous parler d’un sujet à tendance polémique chez les Veggies. Je voudrais vous parler des simili-carnés.

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A vrai dire c’est quoi ? Ce sont des produits qui ressemblent à de la viande ou du poisson, mais qui sont fait de façon totalement végétale. Pas un seul petit gramme de chair animale dans ces produits ! Souvent ces aliments sont fait à base de seitan c’est-à-dire de gluten de blé, ou de graines de lupin, de soja ou de tofu, plus rarement avec des lentilles.

Ils ont plusieurs avantages : Tout d’abord, ce sont des sources de protéines. Et en plus, elles sont simples à cuisiner, car elles remplacent directement, sans se poser de question le moindre bout de viande. Ce sont donc des aliments qui peuvent aider de façon simple les Veggies débutants ou qui peuvent aider à faire des préparations plus élaborées.

Alors pourquoi font-elles polémiques ? Tout simplement parce que certains Veggies ne comprennent pas que d’autres aient envie d’avoir dans leur assiette des aliments qui ressemblent à de la viande, qui ont la même consistance que la viande et parfois le même goût. Le deuxième fait polémiquant est que ces simili-carnés ont pour la plupart repris le même vocabulaire que leur cousin (merci le marketing, lol). On parle donc de boucherie végétarienne, de saucisse, de chorizo, de pâté, de merguez, de steak et j’en passe … quand on y pense c’est en effet quand même choquant !

Alors me concernant, une fois passé le choc psychologique de vocabulaire, j’ai tenté quelques expériences, qui ne m’ont pas toujours satisfaites. Certains n’ont vraiment aucun goût. Et puis, je ne voyais pas trop l’intérêt d’avoir un morceau de viande végétale dans mon assiette. J’ai par contre eu un vrai coup de cœur pour le chorizo végétal, une espèce de saucisse faite de seitan, de poivrons rouges et d’épices. J’adore en parsemer de rondelles mes pizzas, mes mijotés, mes soupes de pois cassés. J’adore ! Et puis, c’est quand même hyper pratique pour faire des végé-barbecue ! Bref, cela ne fait pas partie des aliments que je mange tous les jours.

Alors quoi vous dire ? Eh bien c’est à vous de voir, je crois que cela vaut la peine de se pencher sur ces drôles d’aliments lorsqu’on devient veggie. Les simili-carnés font réellement partie de l’alimentation végétarienne, certains en auront besoin psychologiquement, il est certain aussi que c’est un gain de temps de point de vue organisation, et il y a même des produits qui sont véritablement bon gustativement. Je ne saurais vous conseiller que de devenir un aventurier du goût, et de tester au hasard de vos courses. Comme tout produit fini, soyez attentif à la liste d’ingrédients, pour ne pas manger des cochonneries (rooh, le jeu de mot pourri, loll…)

Par contre, ces produits ont l’inconvénient d’être cher. Mais heureusement, il est toutefois possible de les faire maison, ce qui amoindri le coût considérablement. J’y ai d’ailleurs consacré tout un chapitre dans le programme “Comment devenir végétarien” disponible ci-dessous.

Végétalement vôtre,

Anne

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Il y a œuf et œuf

Coucou, comment allez-vous à la veille de ce grand week-end ? Aujourd’hui j’ai envie de vous parler d’œuf, pas d’œuf en chocolat car Pâques est passé. Mais bien des œufs de poule.

oeuf pouleD’ailleurs, je fais une petite parenthèse, un végétarien mange bien des œufs. C’est le végétalien qui sortira ces aliments de son alimentation.

Vivant à la ferme, j’ai toujours vu mes poules heureuses gambader dans l’herbe, gratter entre les fleurs du jardin de ma mère, gardées par leur coq ?, suivies par leurs petits poussins ?. C’est donc naturellement qu’on mangeait des œufs quand j’étais petite. Des bons œufs bien jaunes à l’intérieur avec vraiment beaucoup de goût. Miam miam c’est trop bon. Mais voilà en grandissant, j’ai déménagé trop loin pour que mes parents me ravitaillent en œufs, alors j’ai fait comme tout le monde, je suis allée au supermarché.

Lorsque je suis devenue végétarienne, je vous l’ai déjà dit, j’ai pris conscience de toutes les dérives de notre système productif et marketing qui nous font croire que nous mangeons de bons aliments. Et là aussi quand je vois les publicités à la télé, de grosses poules belles et en pleine forme qui gambadent dans l’herbe, on ne voit pas l’envers du décor.

Il faut donc farfouiller un petit peu, pour bien comprendre ce qui se passe avant que l’œuf arrive dans votre assiette.

En fait, votre œuf de supermarché arrive forcément d’un élevage de poules. En France, il y a 4 catégories d’élevage de poules pondeuses qui sont représentées par un numéro, tamponnés à même votre œuf : C’est le premier numéro : 0 FR XAZ 01.

  • Pour le numéro trois, c’est la catégorie qui est appelée « en cage ». Cela représente 68 % des œufs français sur le marché. En cage, cela signifie 16 poules au mètre carré, ce qui fait l’équivalent d’une feuille A4 par poule. Ces poules ne voient bien sûr pas l’extérieur, ni même la lumière du jour, les poussins mâles sont broyés et gazés, on leur épointe le bec à la naissance et elles seront transportées et abattues après un an de ponte. ?
  • En ce qui concerne le numéro 2, c’est la catégorie « au sol ou en volière » : 9 poules au mètre carré soit moins de 2 feuilles A4 par poule, toujours pas de sortie à l’extérieur, pas de lumière du jour et bien sûr sexage, épointage, transport et abattage après un an de ponte. ?
  • En ce qui concerne le numéro 1, c’est la catégorie “plein air” : 9 poules au mètre carré, toujours moins de 2 feuilles A4 par poule, un accès à l’extérieur soit 4 mètres carrés par poule, bien sûr sexage, épointage, transport et abattage après un an de ponte. Ici, on cherche à nous faire croire que la poule est heureuse. Mais si vous faites l’expérience, une poule sur 4m2, à force de gratouiller pour chercher des vers, se retrouvera très vite, sur un terrain poussiéreux sans la moindre herbe. ?
  • Il reste la dernière catégorie, la catégorie 0, la catégorie bio : 6 poules par mètre carré, accès à l’extérieur (4 mètres carrés par poule), sexage, épointage, transport et abattage après un an de ponte. ?

Ah ben mince, je parie que vous étiez dit que les poules étaient beaucoup plus heureuses en catégorie bio. Effectivement c’est très légèrement mieux, mais c’est quand même pas terrible ! ?

Allez arrêtez votre lecture et regardez quel est le numéro qui apparaît sur vos œufs. Oui oui, allez dans votre placard ou frigo ! Je vous attends !

Alors que faire ? Personnellement, je vous conseille donc de vous trouver des vrais œufs de ferme, avec des vraies poules qui gambadent dans l’herbe. Baladez-vous dans vos marchés de producteurs, et questionnez ! Si vous êtes à la campagne, vous pouvez même demander à vos voisins de vous vendre quelques œufs. Ils seront ravis. Ils auront aussi peut être quelques bons légumes ou fruits à vous vendre.

Autre solution, si vous avez cette chance, vous pouvez carrément élever vos propres poules. Élever ses propres poules, c’est un vrai geste éco-citoyen, parce que les poules sont friandes de tous nos déchets alimentaires : Les épluchures de légumes, les restes de plats cuisine, le pain dur, l’herbe de votre tonte… effectivement cela permet de réduire considérablement le poids de nos poubelles : une poule mange jusqu’à 150 kg.

Il faut quand même savoir qu’une poule vie entre 6 à 10 ans, elle apprécie vraiment la Liberté. Une poule peut pondre 300 œufs par an, les deux premières années. Au fil du temps, elle pondra de moins en moins pour arrêter définitivement vers l’âge de 6 ans.

Alors alors, qu’en pensez-vous ? Est ce que vous le saviez déjà ? Est-ce que je vous apprends là quelque chose ? Dites moi tout dans les commentaires.

Végétalement vôtre,
Anne

PS : Est-ce que vous savez qu’il est possible de faire d’excellentes pâtisseries sans œuf ? Et bien cela peut faire partie d’une séance d’accompagnement Go veggie ! Je vous l’ai déjà dit, vous pouvez mettre le sujet que vous voulez. Je m’adapte 100% à vos envies et vos problématiques. J’ai encore eu hier des retours de folie sur mes accompagnements, mes clients sont hypers contents, et moi, cela me met en joie immense ! Que j’aime vous accompagner dans votre démarche, vous donner des clés pour égayer vos assiettes, pour les équilibrer, vous savoir présenter votre nouveau mode d’alimentation, etc… Mais qu’est-ce que vous attendez ? Allez, cliquez et rejoignez moi pour qu’on passe à l’action ! En quelques heures, vous serez transformés !

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Un amour de tofu !

Aujourd’hui mes amis, j’ai envie de vous parler de tofu. Oui oui, le truc que vous trouvez peut-être insipide !

tofu

En fait, je croise encore des personnes qui me disent ne pas aimer le tofu, et je me revois dans les premiers mois de mon végétarisme, à manger du tofu ferme blanc sans aucun goût, et en me faisant la même réflexion.

Alors que maintenant j’adore ça ! Que je vous explique : Il faut savoir avec le tofu ferme, c’est un aliment neutre qui apporte une texture et des nutriments (notamment des protéines complètes).

C’est un aliment qui va complètement à l’inverse de notre culture gastronomique. En France, nous recherchons des aliments pour leur goût. Puis nous peaufinons nos plats avec des sauces, des épices, des associations etc… en Asie, on partir d’une base neutre et l’aromatiser. Le Tofu blanc neutre, ne sera pas consommé tout seul, mais il sera mariné, il sera pané, il sera cuit de façon à le faire croustiller… Bref ! C’est un aliment qu’on peut déguiser à souhait.

Et puis il n’y a pas que le tofu ferme blanc, il existe tout un tas de tofus aromatisés : au curry Mango (je crois que c’est d’ailleurs mon préféré), aux tomates, aux olives, aux algues, au pesto, aux herbes, aux baies roses… Bref pas besoin de se prendre la tête à le faire mariner. On peut le cuisiner tel quel, dans une salade de pomme de terre en entrée, dans une bolognaise végétale, en guise de farce dans des petits légumes, dans des galettes végétales, ou tout simplement coupé en tranches puis revenu à la poêle.

Il existe également du tofu soyeux, également appelé tofu “mou”. Ce Tofu est assez magique, on peut l’utiliser un petit peu partout à la place de la crème fraîche, ou du lait, par exemple dans des préparations de quiche ou dans des desserts, il apporte une consistance très sympathique.

Tout ça pour vous dire que si vous vous êtes arrêté au “beuk, j’aime pas”, c’est vraiment dommage !

Du coup, j’ai créé une formation pour apprendre à dompter cet aliment inconnu mais tout à fait magique. J’avoue que j’en suis très fière ! C’est exactement le genre de formation que j’aurais voulu croiser dans mes débuts en tant que végétarienne. Ça m’aurait évité de nombreuses déconvenues gustatives, lol…

Dans ce programme, je vous apprends à choisir votre tofu, car toutes les marques ne sont pas gustativement sympathiques. Je vous apprends à le mariner, à lui donner du goût, à lui donner de la texture.

À l’inverse d’un livre ou d’une simple vidéo, un programme en e-learning vous permet de pouvoir poser autant de questions que vous le souhaitez, il y a une vraie interaction entre vous et moi. Et puis, en plus vous entrerez dans ma communauté, une communauté bienveillante et motivée, vous aurez accès (de façon illimitée) à notre rendez-vous mensuel que j’appelle les antre’veggies. Nous abordons tous les mois un thème particulier, et cela vous ouvrira des portes bien au-delà du tofu. Et puis bien sûr, vous aurez accès à des dizaines de recettes, toutes plus délicieuses les unes que les autres. J’ai vraiment hâte de partager avec vous mes découvertes, et mon savoir. Allez je vous y attends !

Végétalement vôtre,
Anne

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Découverte d’aliments

Dans cette rubrique d'articles, je vous invite à sortir des chantiers battus, à partir à l’aventure en découvrant de nouveaux aliments ! Je vous invite aussi à redécouvrir des aliments que vous connaissez bien. Devenez un aventurier du goût !

N'hésitez pas à partager et à mettre des commentaires en bas de chaque article.

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Bonne lecture 😉

Végétalement vôtre, Anne


 

Je fais mes graines germées

Il y a oeuf et oeuf

L'avenir, c'est les insectes !

Epicez-vous ?

Un amour de tofu !

Je découvre les algues

J'ai mangé de la viande (végétale hein ?)

Je découvre les algues !

Par cette belle après-midi ensoleillée, je me lance un défi « Découverte des algues ».

Je viens de dévaliser ma boutique bio en algues fraîches, séchées, ou déjà cuisinées… Je vais voir mon libraire pour prendre le livre de recette commandé en conséquence et hop aux fourneaux !

Algues

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